Evangéliste Maman BONHEUR (Ex-Bomengo): Je suis en train de remplir la mission que Dieu m’a confiée…

Alain Moloto - Naza na YezuGC Jehoway : Bonjour Maman Bonheur, le Gospel Center Jehoway a le plaisir de vous recevoir pour la première fois. Quelles nouvelles nous apportez-vous ?
Maman Bonheur : Rien que des nouvelles de Jésus-Christ.

GC Jehoway : Dites-nous, quel est votre vrai nom ?
Maman Bonheur : Mon vrai nom est NDONGALA KEDIA LEONTINE

GC Jehoway : Comment se fait-il que les gens vous connaissent sous le nom de Maman BOMENGO ?
Maman Bonheur : Dans le temps, nous recevions un baptême en entrant au théâtre et BOMENGO est un nom qui m’a été donné dans ce cadre là au théâtre.

GC Jehoway : Pouvez-vous nous dire alors qui est Maman NDONGALA au juste ?
Maman Bonheur : Mon père s’appelait NDONGALA Léonard et Ma mère Thérèse. Ils ne sont plus tous en vie. Je suis née dans une grande famille de douze enfants dont certains nous ont quittés. Dieu a fait grâce à nous qui sommes restés en vie. Il a permis que nous puissions le connaître. J’ai étudié et grandi dans des internats et des couvents de sœurs jusqu’à mon atterrissage par la suite dans l’art dramatique.

GC Jehoway : Comme nous l’avons déjà dit, beaucoup vous connaissent sous le nom de Maman BOMENGO. Mais d’où vient aujourd’hui le nom de Maman BONHEUR ?
Maman Bonheur : Bonheur, c’est une traduction de Bomengo en langue française. Mon premier enfant m’appelait ainsi avant même que je ne me convertisse. Il me disait que j’étais Maman Bonheur parce que beaucoup d’enfants m’aimaient et m’entouraient toujours.

GC Jehoway : Nous croyons vraiment que ceux qui nous suivront seront très contents de découvrir toutes ces choses de vous.
Mais une carrière réussie dans l’art dramatique, un renom dans le milieu théâtral africain, un très bon carnet d’adresses…Tout ceci en votre actif. Quel a été vraiment le moteur de votre revirement vers la parole de Dieu à laquelle vous consacrez tout votre temps aujourd’hui ?
Maman Bonheur : Je peux dire que la réponse est connue. J’ai été choisie depuis le ventre de ma mère. C’est ainsi que Dieu opère toujours. Mais en fait, comme la femme samaritaine, j’étais allée à l’église pour aller puiser de l’eau. En d’autres termes, j’avais un problème et j’étais allée chercher une solution à l’église. Remarquons que beaucoup vont à l’église pour puiser de l’eau, ils puisent de l’eau et repartent après. Moi, j’y ai rencontré Jésus-Christ lui-même en y arrivant. Il m’a dit que tout ce que je cherchais, l’eau, la vie, la guérison, le bonheur qui est même mon nom s’y trouvait. Et quand lui, il donne, ça ne sèche jamais, contrairement à ce qu’on peut recevoir du monde.
Ayant bien compris ceci, j’avais décidé d’y rester et de suivre absolument ce Jésus-Christ qui est la source intarissable.
J’ai suivi aussi des enseignements bibliques d’affermissement, ces enseignements qui m’ont donné une très bonne base.

GC Jehoway : Ces enseignements, vous les avez suivis dans une église ? Laquelle ?
Maman Bonheur : Oui, j’ai suivi ces enseignements à l’église nouvelle Jérusalem du Pasteur TSHERRY DJONGA à Kinshasa.

GC Jehoway : Nous avons découvert dans nos recherches que dans un de vos séminaires, vous avez parlé des femmes et maris de nuit. Quelles ont été vos motivations pour toucher à ce thème évoquant ce phénomène qui détruit et ravage encore beaucoup de mariages à ce jour? Pouvez-vous nous en dire un mot?
Maman Bonheur : Si j’avais abordé ce thème, c’est parce que je suis passé personnellement par ce chemin. Certains disent vivre ce phénomène à travers des rêves mais moi Dieu m’avait fait grâce malgré que j’étais encore dans le monde comme on le dit. Il m’a fait grâce de voir ces choses d’une manière visible. J’ai vécu ces choses avec des faits vraiment visibles. Maintenant que je suis en Christ, je ne peux pas laisser les autres enfants de Dieu continuer à souffrir de ce phénomène nuisible et dévastateur. Comme Jésus l’a dit lui-même, je ne peux pas laisser le diable tenir courbé le fils d’Abraham. Maintenant que je suis en Christ, je veux aussi faire de même comme Christ en aidant les autres. Je ne peux pas laisser les gens courbés par des maris de nuit. Il faut que je mette au jour tous les secrets de ces maris de nuit. Il faut vraiment vivre certaines choses soi-même pour pouvoir enfin bien les expliquer. Dieu m’avait fait grâce aussi de comprendre comment ce phénomène a commencé dans ma vie. Aujourd’hui, beaucoup souffrent de ce phénomène sans même le savoir.

Maman Bomengo BonheurGC Jehoway : Cela fait un moment que vous résidez en Europe. Vous avez certes remarqué qu’ici, suivant le courant de la société, beaucoup de femmes ne reconnaissent plus leur place dans le mariage comme nous l’indique même la sainte bible. La société d’ici protège un peu excessivement des femmes si on peut se permettre de le dire ainsi. Elle leur donne tellement d’avantages que les hommes se sentent finalement étouffés dans leur vie de couple. Et ceci est une de grandes causes pour le déséquilibre de plusieurs de nos ménages africains ; c’est aussi d’ailleurs une cause de plusieurs divorces actuellement même dans des familles des chrétiens. Qu’en dites-vous en tant que femme prédicatrice africaine ? Avez-vous déjà pensé à faire des actions pour ce faire ?
Maman Bonheur : Pour ce phénomène-ci, moi, je peux dire plus explicitement que les mamans ne sont pas dans leur poste, elles ne sont pas dans le poste où Dieu les a placées. Comme elles n’y sont pas, cela cause évidemment ce déséquilibre dont vous parlez. J’ai plusieurs prédications que Dieu m’a données par le truchement du Saint-Esprit en ce qui concerne ces mamans qui ne remplissent pas leurs fonctions en tant que femmes comme la bible nous le dit depuis Genèse même. Il y a là des paroles bibliques que nos mamans oublient peut-être à cause de l’Europe qu’elles confondent avec le paradis. Les maris sont devenus de choses sans valeur. J’ai d’ailleurs déjà donné quelques séminaires de mamans pour ce sujet dans certaines églises. En exemple, je citerai une église à Nivelles. Là, avec la grâce de Dieu, après trois jours de séminaires, certaines femmes ont porté de nouveau leurs bagues de mariage qu’elles avaient déjà enlevées de doigt et qu’elles avaient jeté dans leur sac. Le Saint-Esprit a vraiment agi. Beaucoup de mariages brisés ont été réparés. Ils ont repris le souffle. Il faut bien savoir qu’ici où on est venu, dans cette société, le diable s’est bien installé. Il prend l’autorité de l’homme et la donne à la femme juste pour causer ce déséquilibre qui provoque des dégâts importants. Les foyers deviennent ainsi handicapés. Je peux dire ceci : A la maison, la toiture doit toujours être au dessus de la porte. Si la porte vient se mettre au dessus de la toiture, cela devient troublant. C’est pareil avec les mamans. Même comme nous sommes en train de servir Dieu, l’homme a sa place et la femme a aussi la sienne. J’ai toujours dit que si quelqu’un rentre à la maison et frappe le mari, cela veut dire qu’il a frappé toute la maison simplement parce que les enfants comptent sur leurs parents et la femme compte sur son mari et on la respecte même aussi à cause de son mari. Si le mari est déjà battu et mis à terre, on n’aura plus peur de la femme qui deviendra un rien. Un intrus pourra rentrer facilement dans la maison et faire tout ce qu’il veut. Cela se passe aussi ainsi spirituellement. Dans la maison, si l’homme n’a plus de force et qu’il devient comme la femme, rien ne marchera spirituellement. Même dans les prières, si une femme prie pour elle-même en déconsidérant son époux qu’elle trouve inutile même si ce dernier ne prie pas, ces prières ne seront jamais exaucées. Il faut que chaque chose soit vraiment à sa place.

GC Jehoway : Que pensez-vous de ces pasteurs qui ne tolèrent pas que les femmes puissent se mettre devant et prêcher la bonne nouvelle ?
Maman Bonheur : Je n’aime vraiment pas survoler ce sujet. J’aime en parler en profondeur pour que chacun puisse être éclairci et aussi bien instruit. J’aime vraiment que tout le monde comprenne. Je dirai que le Pasteur est un homme qui a rencontré Jésus-Christ à sa manière. Grand Frère Pierre a aussi rencontré Jésus juste quand il était en train de pêcher ses poissons. Et Jésus lui avait demandé de le suivre. Moi, comme je l’avais dit, je ne suis qu’une femme samaritaine. Quand j’ai rencontré Jésus-Christ, Grand frère Pierre n’était pas là, il n’est venu qu’après que j’avais fini de parler avec mon Jésus-Christ. Si un homme refuse qu’une femme puisse servir Dieu, qu’il demande alors à Dieu lui-même pourquoi il en est ainsi. Moi, je ne peux pas faire le travail de Dieu si Dieu lui-même ne me met pas à son service. Moi, je refusais d’ailleurs de travailler pour Dieu. Je disais même : « Au nom de Jésus, je ne travaillerais jamais pour Dieu ». Je fuyais des églises où on me pointait comme servante de Dieu. Dieu a utilisé même la bouche d’un fou pour me dire ce qu’il attendait de moi. Il a utilisé même un apôtre venu de Londres pour confirmer les paroles qu’il avait mises dans le temps dans la bouche de ce fou que je ne pouvais croire. Je ne connais même plus le visage de cet apôtre de Londres. Je cherche encore jusqu’à présent même son numéro de téléphone pour que je lui dise que sa prophétie est en train de se réaliser. Maintenant, vous Pasteur, vous qui dites que Maman BOMENGO ne puisse pas travailler pour Dieu, allez plutôt demander à Dieu pourquoi lui, il a demandé à Maman BOMENGO de travailler pour lui. Puisque moi, je ne peux pas laisser. Je suis à mon poste. Si Dieu voit que je ne suis pas à même, il ne me donnera pas des révélations, ni des prédications. Ce que je viens de prêcher dans ce séminaire, c’est ce que moi j’ai vécu personnellement et c’est ce que le Saint-Esprit m’a aussi donné. Pourquoi, je ne peux pas le prêcher si cela peut aider les enfants de Dieu à aller vers la délivrance ? Et même ce phénomène des maris de nuit dont nous avons parlé. C’est un chemin par où je suis passée. Pasteur Théo BUBI a son don et sa grâce mais il n’est pas passé par ce chemin. Maintenant pour que les mamans et les papas puissent en être délivrés, faut-il qu’on attende absolument ce Pasteur qui ne veut pas que je prêche ? Moi, je ne suis pas entrée dans le champ de quelqu’un d’autre. Je suis dans mon propre champ et je suis en train de remplir la mission que Dieu m’a confiée. Pour le reste, c’est Jésus qui choisira à la fin ce qui est bien et ce qui est mauvais.

GC Jehoway : Les gens disent du théâtre pour Dieu d’un côté et du théâtre pour le monde de l’autre. Qu’en dites-vous ?
Maman Bonheur : Je n’ai pas bien compris. Que veut dire du théâtre pour Dieu ? Et que veut dire du théâtre pour le monde ?

GC Jehoway : D’après les informations que nous détenons, les gens caractérisent les genres de théâtre. Nous voyons maintenant des groupes évangéliques qui se distinguent des autres groupes. On parle du théâtre chrétien d’une part et du théâtre mondain de l’autre.
Maman Bomengo BonheurMaman Bonheur : En quoi peut-on dire vraiment que je suis chrétienne si aujourd’hui, moi je faisais du théâtre évangélique ou pastoral ? Que mes frères et sœurs m’excusent ! Nous avons un problème, nous les congolais dans notre façon de voir les choses. Nous faisons des jugements de fois avec une certaine complexité. Je citerai ici l’exemple des nigériens. Ces derniers font des films qu’ils envoient au Congo. Les congolais s’intéressent plus à ces films nigériens à la télévision, oubliant même des films congolais.
Pourtant dans ces films nigériens, on trouve des sujets sur la sorcellerie et on nous fait même voir tout du monde de ténèbres. Moi, j’en ai vu quelques uns. Il se peut que les autres aient regardé juste pour se distraire mais, moi j’ai puisé de la sagesse dans le film « Le millionnaire » et un peu dans « Apocalypse » comme je l’avais dit d’ailleurs. Je reviens à faire remarquer que bien que ces nigériens mélangent des choses de la sorcellerie et de l’église, même les chaines chrétiennes ne se posent pas des questions. Elles prennent ces films nigériens pour les faire passer sur antenne, considérant tous les autres de congolais comme film des pécheurs. Laissez-moi vous dire que ces acteurs qui jouent dans ces films nigériens ne sont pas nécessairement des chrétiens. Nul ne fait attention à cela. Notre collègue ALINGA avait pris contact au Nigéria avec MIKE, un acteur nigérien qui avait joué une fois le rôle de Pasteur. Nous l’avons accueilli à Kinshasa avec le défunt DOUDOU. Grande était notre surprise de compter le nombre de coups de fils que nous avons reçus. Et ce sont des Pasteurs qui nous appelaient et insistaient à ce que MIKE aille prêcher dans leurs églises. MIKE qui était là en train de boire sa bière et de faire la débauche nous disait qu’il n’était pas Pasteur, ni même pas chrétien ; et qu’il ne savait pas quoi aller prêcher. Complexé, le congolais s’intéresse toujours à ce qui vient de l’étranger sans en faire une analyse. Pourtant ces étrangers aiment bien ce qui est du Congo. Après une prière au palais du peuple, j’avais reçu dans le temps un message de Dieu sur les serviteurs de Dieu au Congo. Ce que j’avais reçu comme message, c’est ce que Dieu est en train de faire maintenant. Nous voyons que même sur le plan spirituel, le congolais est flou. Il se plaît toujours de ce que quelqu’un d’autre fait. Il ne se plaît jamais de ce qu’il fait lui-même. Nous oublions cependant que beaucoup veulent même devenir congolais. D’après ce que j’ai entendu, le congolais qui a joué KARASHIKA est un vrai chrétien qui prie beaucoup alors que MIKE le nigérien qui a joué le rôle du Pasteur ne prie même pas. KARASHIKA a pourtant joué le rôle d’un sorcier qui était nécessaire pour que le film soit bon. C’est de même comme moi, je prêche mais je joue aussi des mauvais rôles. Tous ces rôles sans lesquels le message du film ne pourrait passer sont au fait importants, et on ne peut pas s’en passer. Nous savons que des groupes évangéliques et tant d’autres groupes ici et là sont en train de faire leurs films. Nous savons aussi qu’il y a certains qui abusent, qui font du n’importe quoi, qui injurient mais il y’en a aussi d’autres qui font des films qui enseignent. J’étais une fois en visite chez un Pasteur âgé ici en Belgique. Celui-ci m’a dit ceci : « Avant, je ne voulais pas suivre des films parce que je connais Dieu et pour cette raison, je me disais que je ne pouvais vraiment pas passer mon temps avec ces films. Mais, j’ai regardé une seule pièce de théâtre d’un groupe que je ne citerai pas. De cette pièce de théâtre, j’ai trouvé la consolation en un problème que j’avais à l’église. Cette pièce de théâtre m’a enseigné. Depuis ce jour là, j’ai commencé à suivre des pièces de théâtre. ». Il y a aussi autre chose. Jésus a dit qu’il était venu pour les hommes non droits. Il nous a donné aussi un travail, il nous a dit d’aller partout au monde pour prêcher la bonne nouvelle. Les gens veulent que ce partout au monde soit comme aller en Europe, aller à Matadi et aller je ne sais où encore. Les gens considèrent ce « partout au monde » comme pays, villes ou villages. Et pourtant, derrière ce « Partout au monde », il y a bien plus. Le monde symbolise ici les hommes qui vivent dans le péché, tous ceux qui sont dans le mal, dans le mauvais chemin. Aujourd’hui, nous tous ici, nous prions. Mais moi, avant de commencer à prier, j’étais aussi dans ce monde là. Je buvais de l’alcool jusqu’à devenir ivre, je sortais avec des maris des autres. Il aurait fallu que je sois enseigné pour que je vienne au Christ, n’est-ce pas ? Maintenant, ceux qui ont leur église disent que c’est seulement eux que Jésus a choisi, que les autres qui sont dehors n’entrent pas. « Moi, je ne veux pas que ces gens là viennent chez moi », disent-ils. Mais dites-moi, comment ces gens là vont connaître Dieu ? Certaines personnes disent qu’ils ne vont pas regarder ce film parce que ce film est péché. Oui, ce film est péché mais quel message y a-t-il dans ce film ? On ne demande pas dans ce film d’aller faire le mal. Nous avons tourné dernièrement « Le prophète SWING ». Ceux qui ont regardé ce film ont eu un message là-dedans. Ils ont vu une femme qui était sortie de l’église, évidemment avec toutes les erreurs du Pasteur, celles de son mari et encore ses propres erreurs. Ils ont vu que toutes ces manigances ne venaient que du diable qui voulait simplement faire sortir ladite femme de l’église afin de bien l’ensorceler ou la cribler en dehors de l’église. Si quelqu’un sort de l’église parce que le Pasteur a abusé d’une fille ou d’une femme d’autrui, comment ce même Pasteur pourra aller le suivre et le ramener dans cette église où il vient créer ce scandale lui-même ? Nous comprenons bien que ce n’est pas une chose facile. Dans une pièce de théâtre, les gens peuvent pourtant être instruits. Ils y verront que certaines personnes qui étaient sorties de l’église sont mortes. Ils auront la sagesse et se diront alors qu’il est mieux que nous rentrions à l’église malgré tout. Dieu nous demande de gagner les âmes pour que les gens soient sauvés. Mais il y a à présent un égoïsme dans le chef des serviteurs de Dieu. Les serviteurs de Dieu considèrent bons que ceux qui sont dans leurs églises, le reste des gens sont inutiles pour eux, sans importance. Jésus veut pourtant qu’on aille prendre ceux qui ne le connaissent pas pour qu’ils viennent à l’église. Les pasteurs veulent rester à l’église qu’avec ceux qui connaissent Jésus. S’ils sont cent, ils resteront cent. Si, nous, serviteurs de Dieu, nous n’arrivons pas à prendre ceux qui sont dehors pour les ramener dedans, que faisons-nous au fait ? Cela veut dire clairement que nous ne faisons pas notre travail comme il nous est demandé. Notons bien que nous ne parlons pas ici du dehors de la maison, nous parlons du dehors de Jésus. Comprenons qu’il existe plusieurs moyens pour faire venir ces gens en Christ, même à petits pas, tout doucement comme pour le cas de quelques uns. Si nous revenons à ces Pasteurs qui refusent que les femmes prêchent, que dira-t-on de mon cas dans cette ville où j’habite. A mon arrivée, je n’ai trouvé aucune église. Maintenant que je suis en train de prêcher la bonne nouvelle là-bas, les gens se convertissent, Dieu est en train d’agir, des guérisons et des miracles s’en suivent… Quel mal ai-je fait, mon Dieu? Fallait-il laisser ce peuple mourir puisqu’il n y a personne pour les enseigner ? Fallait-il laisser ces gens parce qu’ils sont inutiles ? Non ! Jésus ne veut pas cela. Il a besoin de nous tous. Dieu n’aime pas la mort d’un pécheur. Nous serons jugés.

GC Jehoway : Pouvez-vous nous parler de quelques uns de vos projets dans le cadre de ce nouveau ministère à votre charge ?
Avez-vous aussi des projets de théâtre par rapport à la vision spirituelle que Dieu a mise en vous ?
Maman Bonheur : Par rapport à la vision spirituelle que Dieu m’a donnée, j’aimerai vraiment écrire des livres sur des témoignages et certaines autres révélations qui sont écrites dans la bible et que j’ai vécues personnellement. Il y a bien des choses cachées que les gens n’arrivent pas à discerner. Je suis en train d’utiliser aussi le théâtre pour faire passer le message. Maman Belle est le titre d’une pièce de théâtre que nous venons de réaliser tout récemment. Le public la verra d’ici très peu. Là dedans, j’ai fait mention aussi des problèmes des fétiches, des amis… J’en ai tellement beaucoup que je demande parfois à Dieu quand je pourrai finir ma mission. C’est pourquoi, en plus de ce que je suis en train de faire au théâtre, malgré que j’y ajoute toujours un message à la fin, j’aimerai aussi écrire pour permettre aux gens d’en avoir accès par des livres et de bien comprendre.

GC Jehoway : Ne voyez-vous pas que la société congolaise n’est pas très accrochée à la lecture. Sur dix maisons, on ne trouvera que deux qui lisent. On préfère au loin du théâtre. Ne pourriez-vous pas développer ce théâtre en lui donnant un aspect cinématographique comme vous avez déjà osé dans le temps avec « Muana nsusu » qui avait même inspiré les ivoiriens ?
Maman Bonheur : Oui, vous avez raison, même des nigériens nous avaient dit qu’ils s’étaient inspirés du film Muana Nsusu qui leur a été vendu par un directeur de la RTNC dans le temps. Mais comme eux, ils avaient des moyens en disposition, ils ont pu développer le concept et faire des productions de taille. Nous, nous essayons tout de même d’évoluer malgré nos moyens limités. Je crois que vous avez remarqué quand même une différence entre nos anciens films et des nouveaux. Ce qui est encore déplorable, c’est malheureusement la piraterie qui ruine encore nos producteurs qui se battent malgré eux.

GC Jehoway : Merci Maman Bonheur ! Nous n’allons pas vous retenir encore longtemps. Nous sommes très contents de notre rencontre, et nous espérons qu’un jour, par la grâce de Dieu, le Gospel Center JehOwaY aura le plaisir de sponsoriser vos activités.
Maman Bonheur : Que Dieu soit loué !

Propos recueillis par Jean-Claude Ngongo.

Maman Bonheur peut être contactée au +32 495 156364